La propreté

J’avais déjà fait un petit article sur la propreté (dans la section « un chien ne naît pas propre ») mais j’ai décidé d’en faire un article plus long au vu du nombre de personnes ne comprenant pas pourquoi leur chien n’est pas propre.

Je ne cesserais de le répéter mais quand on décide d’accueillir un chien chez soi il n’arrive pas en mode « prêt à l’emploi » ! On doit apprendre à son chien à se conformer à ce que nous attendons. En effet, dans la nature, le chien fait ses besoins où il veut donc entre autre partout sauf là où il dort et là où il mange. En domestiquant le chien, on a décidé qu’il ne devait pas faire ses besoins à l’intérieur mais dehors. Il faut donc ouvrir son petit manuel de patience et de bonne volonté et prendre le temps de lui apprendre. Pour rappel, la propreté d’un chien arrive entre ses 3 mois et ses 1 an. Bien évidemment, cela diffère selon les individus, comme chez les humains. Pour avoir un chien propre il faut déjà avoir 2 conditions :

  • que son corps lui permette de choisir où et quand il fait ses besoins
  • qu’il comprenne où faire ses besoins et souhaite le faire à l’endroit demandé

Donc déjà pas la peine d’en exiger trop d’un chiot ! C’est comme un bébé, il faut du temps pour que ses sphincters fonctionnent bien et donc qu’il puisse se retenir. Ensuite, on passe à la phase d’éducation :

Que doit-on faire pour qu’un chien acquiert la propreté ?

Déjà ce qu’il ne faut pas faire : ne pas lui mettre le nez dans son pipi/caca, ne pas lui dire « non », ne pas le taper, ne pas crier, ne pas l’isoler etc.

–> Si vous faîtes une des choses que j’ai citées au dessus, votre chien ne comprendra pas soit parce que ça n’a pas de sens pour lui soit parce qu’il va prendre peur et donc faire ses besoins de crainte ou refuser de faire ses besoins devant vous v

  / ! / Ce qu’on doit faire / ! /

  • lorsqu’il fait à l’intérieur on ignore et on nettoie, devant lui ou pas, clairement il s’en fiche
  • le promener règulièrement dans des endroits assez calmes : les bruits extérieurs sont souvent stressants au début et risque de bloquer votre chiot qui fera pipi en rentrant car il se sent plus safe + le faire surtout après les repas et pour un chiot 8 fois par jour s’il faut
  • quand il fait dehors, on prend son ton le plus enjoué et on félicite quitte à avoir l’air d’un débile, ce n’est pas important.

Sur facebook, on voit beaucoup de gens dire « j’ai tout essayé, mon chien n’est pas propre je ne sais plus quoi faire etc. ». Alors déjà il faut voir ce qui a déjà été fait.

Évidemment, si vous avez tout bien fait et que votre chien n’est toujours pas propre mais qu’il semble avoir compris soit on voit le véto pour des éventuels problèmes relatifs à une maladie soit on voit un éducateur en positif pour une anxiété à travers des « pipis d’abandon ».

Par contre, il faut avoir conscience que, comme pour les autres bases de l’éducation, l’utilisation de biais coercitifs peut traumatiser le chien au point qu’il soit trop stressé et qu’il ne comprenne plus ce qu’il faut faire ou pas

L’utilisation d’autres moyens

Nous on a utilisé des « tapis d’éducation » quand Eliott était petit vu qu’on n’était pas là pendant plusieurs heures d’affilées, ça lui permettait de faire ses besoins et nous d’avoir juste le tapis à jeter en rentrant. C’est très pratique pour le début, par contre après il faut désapprendre le fait de faire pipi dans l’appartement et c’est plus compliqué… Votre chien continuera s’il a des accidents de faire ses besoins à l’endroit de ces tapis.

La cage, comme je le répète n’est pas un outil d’éducation. Beaucoup l’utilise car un chien n’est pas censé faire ses besoins dans son lit. Sauf que pour ça : il faut qu’il ait identifié la cage comme son lit, qu’il soit bien sevré, que ses sphincters soient fonctionnels, qu’il n’y soit pas enfermé de façon prolongée etc. Donc autant vous dire que ça ne sert pas à grand chose et au contraire, vous risquez de traumatiser votre chien à le faire dormir dans son pipi. Ce n’est pas agréable pour vous, pour un enfant et donc aussi pour un animal.


À lire

Gérer la chaleur

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Avec les chaleurs depuis quelques semaines et pour préparer l’été, je pense que cet article peut être utile pour tous.

J’ai maintenant Eliott depuis 8 ans et autant dire qu’avec un bouledogue français, j’ai eu le temps d’apprendre comment gérer au mieux la chaleur pour qu’il n’en souffre pas.

Déjà la question des sorties.  À la maison, il faut pouvoir lui accorder des lieux froids ainsi qu’un rafraîchissement régulier.

Voici quelques conseils pour vous aider à gérer :

  • en promenade
    • comme vous l’aurez compris je suis très pro-sorties, un chien enfermé dans un même lieu (appartement ou jardin) est un chien malheureux. Donc, même quand il fait chaud, au moins 2 sorties par jour !
    • promener votre chien lorsque le soleil se lève ou se couche pour les longues balades → surtout le matin, le sol est encore frais…
    • privilégiez plusieurs courtes promenades plutôt qu’une seule de 2 heures
    • être à l’écoute : on écoute son chien et les changements dans son niveau de fatigabilité : s’il s’arrête, qu’il a besoin d’aller plus lentement etc.
      • attention : certains chiens peuvent marcher jusqu’à la syncope c’est donc à vous d’évaluer selon les signes de chaud qu’il envoie et à quel moment on doit s’arrêter
    • faire attention à la chaleur du sol : ne laisser pas longtemps votre chien sur un sol chaud, privilégiez les trottoirs à l’ombre
      • Eliott a tendance à tirer comme un dingue sur la laisse quand il fait chaud, j’ai mis un peu de temps à comprendre que c’était tout simplement pour aller plus rapidement à l’ombre
      • → n’obligez pas votre chien à marcher/rester sur un sol chaud
  • l’épreuve de la douche :
    • Chien doucheEliott déteste l’eau, le simple fait de mettre ses pattes dans l’eau est une épreuve. Cependant, c’est indispensable quand il fait chaud. Heureusement, celui-ci a compris les bénéfices de l’eau quand on revient d’une balade au soleil.
    • Toujours de l’eau tiède pour éviter le choc thermique !
    • il faut humidifier les coussinets et les parties sans poils principalement
    • si votre chien ne veut vraiment pas aller dans la douche : gant de toilette humide ou brumisateur
    • / ! / pas de douche tous les jours avec du savon : on respecte le principe d’une vraie douche au max tous les mois
  • le bronzage

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  • Eliott est un lézard qui peut rester des heures au soleil. Au début je le laissais en me disant qu’il se régulerait tout seul, cependant les chiens n’ont pas conscience du coup de chaud, des coups de soleil etc.
  • → vous êtes l’humain, vous guidez, votre chien donc s’il veut rester 3 heures au soleil c’est à vous de le faire bouger (même si on doit lui demander 30 fois)
  • l’éducation et le soleil
    • c’est un peu la base de la base mais on apprend pas une commande verbale quand le chien a chaud et n’est donc pas concentré
    • par ailleurs s’il n’écoute pas type : ne veut pas s’asseoir sur le sol brûlant (oui j’ai déjà vu des humains demander ça) ou ne pas venir tout de suite au rappel car il est étourdi de la chaleur → foutez lui la paix !
  • l’importance du poil
    • j’ai vu beaucoup d’articles qui conseillent de tondre son chien, c’est tout ce qu’il ne faut pas faire !
    • le poil du chien est fait pour réguler sa température thermique donc si vous lui enlevez, il aura encore plus chaud
    • vous pouvez par contre le brosser régulièrement pour enlever les poils morts pour le libérer de ce surplus de poil

Donc voilà, globalement ce n’est pas compliqué, il suffit juste d’être attentif !

Et bien évidemment, on ne laisse pas un chien dans une voiture …

 

 

→PHOTOS← Eliott à Deauville

La préparation du sac, je crois qu’il veut partir en vacances !

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Voyage en train, un petit chien très sage…

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Découverte de la plage au bout de 8 ans !

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Petit moment de bronzette

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Sieste sur la plage

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Moment de repos bien mérité après une longue balade

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Toujours sage !

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L’histoire de Gros

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L’histoire dont je vous parle c’est celle de Gros. Elle m’a particulièrement touchée car si j’avais été dans une autre situation financière et personnelle je l’aurai adopté.

Voici ce qu’il s’est passé :

« Gros est un cane corso mâle inscrit au LOF de 5 ans (né le 13 mai 2011).

Suite à un regrettable accident, il risque l’euthanasie.
En effet, lors d’une sieste dans son panier, il a été réveillé en sursaut par l’enfant de 14 ans de la famille qui tentait de prendre sa tête dans ses bras. Il l’a alors pincée/mordue à la main. Lorsque Gros a saisi son geste, son regard s’est montré différent comme si il regrettait.

Aujourd’hui, la famille ne souhaite plus garder Gros, craignant pour ses enfants.
Si nous ne trouvons pas de solution avant le le 15 Juin 2017, Gros sera piqué »

Comme vous le devinez, Gros a été piqué malgré un partage assez important de son cas.

Pourquoi ? Pour un simple pincement, pour avoir été surpris dans son espace pendant son sommeil. Franchement, je comprend même pas que la famille ait pensé à tuer leur chien pour ça. C’est un comportement tellement normal… Même Eliott aurait été capable de pincer dans cette situation.

Cette histoire m’a clairement donné envie de vomir car, comme tant d’autres, ce chien s’est fait euthanasié à cause de la connerie humaine. Donc j’ai eu envie d’écrire un article pour revenir sur le respect du chien en tant que chien.

  • l’espace/le territoire

En prenant la décision d’adopter un chien, on prend la décision de l’accueillir dans notre territoire. Mais cela n’empêche pas qu’il ait son propre territoire, c’est même indispensable !

On parle d’éducation canine mais il faut toujours passer par l’éducation des enfants et des adultes d’ailleurs. Sans rire, un adolescent de 14 ans qui va réveiller un chien dans son panier. Rien ne va : le respect du sommeil, le respect du territoire et le fait de ne jamais oublier qu’un chien est un chien.

On dit souvent que quoi qu’il arrive un chien ne doit pas réagir quand on le tripote dans son panier mais pourquoi ? C’est son lieu. Je suis d’accord qu’il doit pas sauter à la gorge d’un humain parce qu’il s’approche de son panier, mais on ne peut pas lui demander de n’avoir aucune réaction lors d’une intrusion brutale.

N’oubliez jamais que le panier de votre chien c’est son territoire. Pour s’y introduire, il faut qu’il l’accepte. Donc il est important de le prévenir avant une intrusion (entre autres pas lorsqu’il dort hein) et de respecter ses signaux. Il vous communiquera s’il est ok ou s’il ne veut pas. À vous de l’écouter pour ne pas risquer d’accident.

  • la socialisation

Quand on regarde la description pour l’adoption de Gros, on comprend qu’il y a des problèmes dans la compréhension du comportement canin de la part de ses anciens humains.

« Ententes :

– Avec femelles: non
– Avec mâles: non
– Avec chats: non
– Avec enfants: pas d’enfants en bas âge »

Autrement dit, ce chien n’est pas du tout socialisé. On peut imaginer qu’il n’a surement pas eu l’occasion d’avoir des comportements normaux de chiens, entre autres, des comportements sociaux.

Un chien doit communiquer avec les autres chiens, c’est dans sa nature. C’est à vous de vous assurer que ces interactions peuvent avoir lieu et qu’elles sont de qualité.

Pour rappel, le chien est une espèce sociale, s’il ne s’entend pas avec ses congénères c’est que quelque chose dysfonctionne et c’est à vous en tant qu’humain de l’aider dans le processus de socialisation.

  • l’éducation et l’exploration de l’environnement

« Éducation :

– Ordre assis : ok
– Ordre couché : ok
– Tire en laisse : ne tire pas mais il faut lui laisser la laisse courte et le tenir fermement.
– Propreté acquise : ok
– Destructeur : non
– Gamelle : ok
– Aboie : pas outre mesure
– Peut vivre en appartement : oui si promenades régulières »

Gros est ce qu’on appelle un chien « bien éduqué ». Il a les bases d’éducation qui ne sont pas indispensables contrairement à la relation humain-chien et aux comportements exploratoires.

En effet, on n’a pas d’informations précises mais ce chien ne semble pas avoir vraiment de balades en extérieur. La laisse courte en balade je suis TOTALEMENT contre. Je l’explique dans mon article sur la laisse : la promenade c’est THE moment pour votre chien. Le moment où il est un chien, où il explore son environnement et c’est indispensable pour avoir un chien bien dans ses pattes !

« A la maison, ils passent beaucoup de temps dehors, il mange une fois par jour, le soir après ses maîtres, jamais d’os, des croquettes. »

C’est le genre d’indications qui font comprendre que ce chien vit dans un environnement où la notion de dominance prône. Pour rappel, l’ordre des repas entre humains et chiens n’a absolument aucune importance. De plus, les os (cru ou des gros os) n’ont aucune conséquence sur le comportement du chien, juste laissez le tranquille quand il les mange.


J’espère que cet article fera cogiter certains. La décision d’accueillir un chien chez soi doit être réfléchie. Et on doit surtout penser à respecter le chien, son espace et ses besoins.

Par ailleurs, la réaction d’un chien ne doit pas donner lieu à un abandon ou une euthanasie, mais plutôt à une remise en question de la place qu’on lui accorde et de la relation qu’on a avec lui.

 

–> à lire : les 10 meilleures façons d’être mordu

 

Formation

Bonjour à tous et à toutes

Avec Lou Antimi et George-Henri Arentstein, nous organisons une formation de médiation animale comprenant une formation en tant qu’intervenant, une formation en marketing et une formation en éducation canine. Cette formation se déroulera soit début juillet soit en septembre selon les disponibilités de chacun.

Concernant la formation d’intervenant en médiation animale, celle-ci sera tenue par George-Henri Arenstein connu pour ses livres, qui sont une base indéniable pour tout praticien, mais également pour le centre qu’il a fondé au Canada (http://www.authenticite.qc.ca/quiSommesNous/index.html)

La partie marketing a pour objectif d’aider les praticiens a développer leur entreprise et à pouvoir plus facilement communiquer sur leur profession.

Enfin, la formation d’éducation canine a pour objectif de mieux connaître le comportement canin et donc son partenaire de travail. Vous aurez le choix pour celle-ci entre plusieurs éducateurs d’approches différentes. Ceux-ci seront choisis de façon démocratique.

Pour plus d’informations, contacter sur facebook Alice Mignox ou Lou Antimi.

⇒⇒⇒ Page facebook : formation zoothérapie paris 

The dog, a designated patient

Personal reflection on the perception of the dog by its human as the one responsible of all the faults.

In systemic psychology there is an interesting concept, wich is the designated patient. In order to define this in general terms, it’s considered that an individual is not ill but that the symptoms are linked to the system. One of the people in the system will be designated (unconsciously) as the responsible of collective suffering. It’s often for this designated patient that the family comes in consultation, it is the bearer of the twists, the problems and so on. But they often have nothing to reproach themselves with. This symptom has a role in the relational dynamics and thus suppressing the symptom serves no purpose since it has a role in the cohesion of the group.

In order for the symptom (s) eventually to disappear, it is necessary to modify the relational structure, to create real changes in the environment and in the ways of communicating.

I think it doesn’t work only for intra-human family relations but rather between humans and their dog. Indeed, it’s by reading the many posts of complaints about the behavior of the dog (dog difficult blablabla) that this link came to me. Often people think that their dog has all the wrongs and this lead to punitive behavior and a break in the relationship with their dog.

I obviously do not judge anyone, we have all done stupid things from this point of view. But the questioning is always good I find, in all forms of human or animal relations. We always ask the dog to change his behavior to adapt to us but most dog owners do not understand that the annoying behaviors of their dog are the interaction between several factors coming from dog ok but also from them and especially from their relationship.

All this interacts in a non-linear but rather circular order and can be serious. It is often the same people who complain about the destructive behavior of their dog but do not solve the fact that their dog can not stand solitude. Or others that their dog be biting but keep shouting when their dog has aggressive behavior.

We say that the dog is man’s best friend and it is not for nothing. The dog is ready to do anything to please his human BUT he must show him how. You have to look at it as a book filled with white pages with a title at the top of the pages: basic orders, security, cleanliness, etc. And you write with him! So if you write it’s that you are partly the author and so if you are partly the author you are partly the one who makes mistakes.

So here is this little article that I hope will make some think and will allow better relationships humans / dogs not forgetting that there are solutions to all the problems if we give the means to understand and we give the means To our dog to understand us.

« My dog ​​is dominant » or why the term dominance is obsolete.

For a longtime, I have thought that Eliott was « submissive », without really knowing why. But no, it’s just that he is kind, rather calm and attentive. It’s also that we have a relationship of trust. And it took me a long time to understand that. Listening to medieval educators talking about dominance and submission, one is easily indoctrinated.

But Eliott doesn’t dominate me. I don’t dominate him. We have, I believe and I wish, a healthy relationship. I like the term referent. Why ? Because I have the responsibility of him and I think that I feel more conscious than he of what can be dangerous (the hot oven for example). But it is not a relationship of dominance, it’s trust with mutual respect.

This relationship we have is not exceptional. No dog dominates his human, and no dog owner should have the sensation / need to dominate his dog.

These are some of my thoughts on this, illustrated by statements by professionals in the behavior of the dog. Below, a non-exhaustive list of articles / books of interest on this point 😉


Wolves and pack.

Before speaking of dominance as such, it is important to take a look at the notions of wolves and packs. Indeed, if some educators talk about dominance, they also imply that their dog (s) are part of a pack, of which they are the « dominant alpha« .

Except that it does not exist.

First of all, dog’s owner who talk about dominant dog often refer to the fact that the dog is a wolf, that the wolf lives in pack and so that the dog too. This is false. First, the wolf lives in a pack consisting of a breeding male, a breeding female and their offspring. Plus, it looks more like a family pack than a hierarchical pack. The researchers show that there is very little aggressive behavior in wolf packs and that the breeding male does not spend his time showing others that he is the highest in the « hierarchy ».

Then, the dog is not a wolf in the sense that is currently given to this term. It is a variety of wolves in the broad sense, domesticated for thousands of years. Indeed, when you watch a report on wild wolves, do you see your dog? No. The reason is simple, the dog is a species domesticated by man. The dog and the wild wolf have nothing to do with it. Moreover, studies of wild dogs have also shown that domestication is not everything. The dog and the wolf are very different even in the natural state.

The packs of dogs that may exist do not match the observed wolf packs. The concept of pack being quite complicated, I refer you to the recommended readings below.

So there is no question of wolves, or of packs when we talk about canine behavior.


The « dominant dog ».

It’s very often heard from the mouths of dogs’ owners, as well as from those of some traditional educators, that a dog is « dominant ». This actually has NO SENSE. Aside from scaring the new dog owners …

I often see on forums people who ask the question « My dog is dominant, what do I do? » When I asked why they think he is dominant, they do not really know. Most of the time it is because the dog does not listen to them or shows aggressive behaviors. The problem is that it makes them act in a bizarre way with their dog : the need to dominate it and thus to have an asymmetrical relationship of constraint.

I always struggled with the idea of « dominating / submitting » his dog, it always seemed abstract and « funny » as a way of thinking.

Why dominate a dog? What is the interest for yourself but also for the dog?

This was my first question with Eliott: why and how. Put his back against the ground when he makes a mistake, forbid him access to high places (sofa, beds), walk before him at each door, make him wait to eat and many other things. I soon realized that all this was for nothing. I understood that thanks to Eliott, who never understood why to make him do this kind of stuff, so I quickly abandoned all that. Eliott quickly had the right to do everything, almost everything, as long as I feel he is safe. For example, I do not let it pass before me when I hear a dog a little excited in front of the door of my building, I ask him to get off the couch when I have to clean it, he eats at regular hours unlike me so sometimes before me and sometimes after, I never put him on his back and never forced him to do something that bothered him.

First, in the overall behavior of the dog, dominance is a very unclear and often misused term. It is not a feature of personality, it is not something constant. In fact, the concept of dominance can be used only in a precise interaction between two congeners from same species. So to start a dog is not dominant, in a dyad at a time T it can show itself dominant and the other will position itself in submission (this does not correspond to aggression !).

These behaviors are in no way fixed, they are contextual to a social interaction!

Dominance is first of all a « descriptive term for the relationships between couples of individuals » and furthermore, « the use of the expression » dominant dog « is meaningless insofar as » dominance  » can only apply to relations between individuals. (Bradshaw and X, 2009).

Moreover, these behaviors differ by far from what some can imagine … They correspond to adaptations to each other.

To illustrate this, I would use Danielle Gobout (french dog’s educator) as an example:

A group consists of two dogs. The one with a stronger character and more temperament is recognized as the dominant of the two. On the other hand, feed well your dominant and hungry your submissive for 2-3 days. At the end of this period, place a steak on the ground between the two. Who do you think will get the steak? The dominant? I swear to you that your master will fight to the death to obtain the food, in order to provide for his survival needs.

So the situation has changed.

As far as human-dog interaction is concerned, the concept of dominance is frankly ABSURDE … Indeed, there is no inter-species dominance and the dog perceives well what are a human, a dog, a cat Etc. So the behavior of domination does not exist between an owner and his dog. For me it is a purely silly invention which reinforces in some teachers / educators the feeling of having « power ». For others, it is simply due to an incomprehension of the behavior of his dog and therefore an « easy » solution to put a word on something disturbing.

Many owners want to be « pack leader », « male alpha ». In addition to having no sense, this is very harmful to the relationship between a human and his dog. Indeed, always wanting to get the upper hand on your dog, using force and coercion can lead to fear, anxiety or aggression on the part of the dog. These behaviors will not be signs of dominance, no, but responses to a negative attitude of their master.

There is therefore no question of being the « dominant » of his dog but of being the referent. The term leadership implies clear limits and communication by rewarding good behavior and especially by not using force to constrain the dog. Overall, the master must be the safety of the dog: the dog must have rules for not doing anything.

I would end this article with a very interesting video of Ian Dunbar


To read :

Medical Training

J’ai décidé de faire un article sur ce sujet car, selon moi, c’est indispensable que son chien soit à l’aise avec les soins vétos.

En effet, je n’ai jamais eu de problèmes avec Eliott car on a un véto très sympa et très doux qui l’a habitué dès le début à être trituré de tous les côtés sans broncher.

Sauf le jour où il s’est retrouvé paralysé des pattes arrières et là je faisais moins la maligne puisque mon chien parfait souffrait et donc il était pas spécialement contente des gestes du véto.

J’ai surement mal réagi à certains trucs par panique et volonté de faire absolument les examens nécessaires sans prendre le temps nécessaire et donc maintenant aller chez le véto est toujours un entrainement.

Par ailleurs, je vois chez d’autres maîtres de chiens que le véto est un véritable stress par peur que leur chien réagisse mal du coup ça se passe mal…

Alors le medical training késako ? Pour moi ça va de couper les griffes à la pesée et au maintien pour une échographie. L’objectif est que le chien se laisse manipuler en confiance par le vétérinaire.

Donc ça touche la désensibilisation et le renforcement positif : si c’est cool et que ça se passe bien, le chien sera plus apte à être calme la fois prochaine.

Malheureusement on trouve pas tellement de trucs sur le sujet sur internet alors que c’est clairement une base et tous les chiots et chiens devraient être sensibilisés à ça afin de garantir des consultations vétos pas trop stressantes et en cas d’urgence ne pas être démunis.

Le travail est double : il s’agit de désensibiliser son chien à certains gestes vétos à la maison ainsi que de l’habituer et le renforcer positivement directement chez le véto.

Je vais parler de ce que je connais et ce que j’imagine vu qu’on a jamais été confrontés à des gros soins vétos avec Eliott.

à la maison :

  • on travaille surtout sur les soins de base : couper les griffes, examen des oreilles, palpations etc. –> là je pense que du renforcement positif de base est indispensable, chaque comportement positif du chien quand on le manipule est récompensé.
    • Par exemple, Eliott a toujours détesté qu’on lui nettoie les oreilles –> la solution est la récompense continue dès qu’il voit qu’on sort les cotons tiges, le but est qu’il trouve ça cool. Petit à petit il est de moins en moins retissant et même s’il n’aime pas ça, il ne s’y oppose pas.
    • Pareil pour tout ce qui est palpations, c’est important qu’un chien accepte même quand c douloureux qu’on lui touche les pattes, le ventre etc. –> là on en profite quand on fait des câlins pour l’habituer à ce qu’on le touche partout
    • Une des bases que j’ai un peu du mal à gérer en ce moment c’est de ne pas bouger sur la table du véto –> du coup nous on travaille au positif à la maison : on le pose sur une chaise, on le remet au sol, récompense etc.
  • –> / ! / tous ces points sont à répéter en consultation en récompensant toujours et en gardant son calme

chez le véto :

  • la salle d’attente : c’est un peu la base de la base. Si le chien commence à stresser dès la salle d’attente, l’examen qui suit a des chances de pas bien se passer malheureusement. Solution –> on habitue son chien à aller chez le véto pour rien, une fois dans la salle on le laisse renifler et on récompense des commandes simples, on joue, bref on fait comme si on était dans un endroit banal. Pour rappel, les odeurs de stress sont présentes donc soyez sympa avec votre chien si malgré tout il stresse, continuez le positif et ça lui passera.
  • la salle de consultation : alors pour le coup, mon chien est super à l’aise chez le véto, il fait son petit tour, se fait grattouiller par tout le monde, on a pas trop de problème, sinon c’est comme en salle d’attente, on discute avec le véto tranquillement et on récompense le calme. Si le chien est trop en stress, on prend son temps pour faire comme si de rien n’était, on focalise son attention sur des trucs simples (apporter un jouet peut être une bonne idée). La table du véto, comme dit précédemment, doit être régulièrement testé… vous comprendrez si un jour votre chien doit passer une écho !
  • vaccins et piqures : alors là souvent on stresse plus que nos chiens vu qu’ils n’ont pas vraiment conscience comme nous que piqure = douleur et que la plupart du temps ils ne sentent rien ou un léger picotement. Si vous êtes comme moi et que vous détestez les piqures, restez à côté de votre chien détournez les yeux mais continuez de lui parler avec une voix gaga, et pareil récompensez le calme.
  • les soins longue durée : dommage si ça vous arrive, c’est vraiment pas rassurant pour le maître de savoir que son chien est tout seul dans une cage et quand on y va, on a tendance à vouloir lui faire un max de câlins pour rattraper. Sauf que quand vous partez, il se re-retrouve tout seul et du coup c’est pas cool pour lui et il va se demander pourquoi quand vous venez c’est si bien et pourquoi après c’est nul. La solution (et là il faut prendre sur soi) : on y va avec les soignants animaliers et on le caresse mais comme si c’était un évènement normal, tout va bien, les soignants le caressent en même temps et quand vous partez, vous lui laissez un petit jouet ou un tissu si vous pouvez.

Un des trucs primordial et difficile à tenir quand on est en situation : c’est de rester calme, on peut prendre son temps pour que l’examen soit agréable. Vous êtes le référent de votre chien : si vous stressez il va se dire qu’il y a un truc bizarre et donc stresser à son tour. C’est difficile évidemment, je me suis retrouvée 3 fois dans des situations délicates, il faut respirer un grand coup et se dire que pour son chien, on ne s’énerve pas, on ne lui transmet pas des ondes négatives et on pleure un grand coup quand on est hors de sa vision.

Avoir un véto sympa c’est aussi très bien pour tout cet apprentissage et n’hésitez pas à changer de véto s’il ne vous convient pas. Le bien-être en consultation vétérinaire est une grande problématique qui devrait être vraiment plus étudiée de nos jours et à mon avis on va en entendre parler de plus en plus.


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